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Ce que l'histoire nous dit aujourd'hui

Joséphine Pencalet : la Penn sardin première élue municipale bretonne

Dotée d’un nom de famille qui se porte comme une devise1, Joséphine Pencalet est assurément l’une des personnalités emblématiques de la Bretagne d’entre-deux-guerres. En effet, elle est à la tête de la « grande grève » de 1924 des Penn sardin, ces femmes qui travaillent dans les conserveries de Douarnenez.  Elle est aussi le symbole de la lente conquête par les femmes du statut de citoyenne grâce à son élection au conseil municipal de la cité portuaire du Finistère en 1925.2

Alors que les femmes n’ont pas le droit de vote, le Parti communiste présente la candidature de plusieurs femmes lors des élections municipales de mai 1925, en application de la consigne donnée par le Secrétariat féminin de Moscou. L’influence de Joséphine Pencalet gagnée lors de la « grande grève » lui permet de figurer en quatrième position sur la liste de Daniel Le Flanchec. L’édition du 4 mai 1925, lendemain des élections, de la Dépêche de Brest relate le vote douarneniste :

« Succès pour le parti communiste. Tout s’est passé dans le plus grand calme. A l’issue du scrutin, une importante colonne de manifestants, drapeaux rouges en tête, a parcouru les rues de la ville. L’élection de Le Flanchec a été acclamée par les femmes et les enfants des marins groupés autour des bureaux de vote. […] La femme candidate a été élue avec 1 283 voix. »

Le journal Ouest-Eclair, encore plus concis, note également l’événement : « Une candidate communiste, Joséphine Pencalet, est élue. » Elle devient ainsi la première élue municipale de Bretagne. A sa une, le grand quotidien de l’Ouest indique à propos de la présence de femmes lors de ces élections locales  que jusqu’ici les bulletins portant leurs noms sont déclarés nuls. Mais la procédure change en 1925 sur intervention du ministre de l’Intérieur. Désormais, les bulletins sont décomptés, ce qui peut mettre en ballotage des candidats masculins, si une femme obtient un nombre de suffrages plus élevé. Il faut dire que la question du droit de vote des femmes est une question brulante après la Première Guerre mondiale. C’est même l’un des débats politiques majeurs en 1925. Trois propositions de lois sont déposées pour que les femmes deviennent des électrices et soient éligibles, « par des députés de sensibilités politiques différentes : le communiste Marcel Cachin (26 juin 1924), le conservateur et suffragiste convaincu Louis Marin (16 décembre 1924) et le socialiste Henry Fontanier (28 janvier 1925) ».3

Cependant, on ignore encore largement l’activité d’élue municipale de Joséphine Pencalet. Ajoutons, à la suite de l’historienne Michelle Perrot, que l’absence de sources est ici révélatrice des « silences de l'histoire » dont les femmes sont l'objet dans les archives publiques, situation qui par bien des égards est le reflet d'un pouvoir essentiellement masculin. On ainsi sait qu’elle est désignée lors du conseil municipal du 20 mai 1925 pour participer aux commissions hygiène et scolaire4, affectation qui n’est pas sans pouvoir être interprétée au prisme du genre puisque la propreté et l’éducation des enfants sont des domaines classiquement féminins. Si on sait qu’elle signe les registres de délibération jusqu’au mois d’août, cela ne suffit malheureusement pas à mesurer son influence et son travail au sein du conseil municipal de Douarnenez. En tout cas, à la fin mai, la préfecture du Finistère prend un arrêté pour faire invalider l’élection de Joséphine Pencalet. Une requête est alors déposée par l’élue communiste auprès du Conseil d’Etat. Mais la décision rendue le 27 novembre 1925 n’est pas plus favorable, « considérant qu’aucune disposition de loi ne déclare les femmes éligibles aux élections municipales ».5 Au début du mois de décembre, le nom de Joséphine Pencalet disparait alors du registre de délibération communal.

Le cas de l’élection de Joséphine Pencalet demeure inédit en Bretagne jusqu’à l’obtention du droit de vote par les femmes le 21 avril 1944. D’ailleurs le Parti communiste ne présente aucune autre femme aux élections municipales de Douarnenez jusqu'en 1945. On peut dès lors s’interroger pour savoir si la présence de Joséphine Pencalet sur la liste communiste de 1925 ne révèle pas plus le poids du mouvement des Penn sardin suite à la « grande grève » de 1924, qu’une réelle volonté des responsables locaux du Parti communiste de faire avancer la question du droit de vote pour les femmes. Joséphine Pencalet apparait au final comme un symbole brandi par le PCF mais vite oublié une fois l’élection invalidée. Elle en a d’ailleurs gardé toute sa vie une profonde rancœur, indiquant à ses enfants qu'il ne fallait pas voter.

Thomas PERRONO

 

Elles ont eu le courage de dire « non »: Les sardinières de Douarnenez (1924)

     Des sardinières du littoral breton, certains en connaissent peut-être la coiffe traditionnelle ou encore les chants. Cependant, nombreux sont ceux qui ignorent l’incroyable mouvement de grève qui toucha la commune de Douarnenez en 1924. Là-bas, pendant plus de six semaines, près de 2000 ouvrières des conserveries ont fièrement et courageusement tenu tête à un patronat intransigeant. Malgré les pressions, les intimidations et même les violences, elles ont courageusement mené à bout leur lutte contre l’exploitation dont elles étaient victimes. En effet, déterminées et soutenues par la classe ouvrière au niveau local, régional et même national, elles sont parvenues à faire aboutir leurs revendications salariales. Au départ de ce mouvement, rien ne laissait pourtant présager une issue aussi favorable.

 

Elles ont dit « non » à leur exploitation

     L’histoire de Douarnenez est depuis des siècles liée à la pêche à la sardine (1). En 1924, la petite commune du Finistère (2) comporte encore plus de 5000 marins pécheurs. Depuis le milieu du XIXe siècle, elle accueille aussi les usines de l’industrie sardinière. En effet, à l’époque, afin que les produits de la mer puissent être commercialisés sur l’ensemble du territoire, se développe la production des sardines à l’huile. La ville se dote alors de conserveries.

Cette nouvelle activité aura notamment pour conséquence de développer l’emploi des femmes dans la région. Ainsi, à la veille de la grande grève de 1924, Douarnenez compte près de 2000 sardinières réparties dans 21 usines. Femmes de marins pour la plupart, elles sont issues de la commune mais aussi des petits villages alentours.

Pour les patrons des conserveries, cette main-d’œuvre abondante et peu exigeante est une aubaine. Ainsi, ils imposent à celles que l’on surnomme les « Penn Sardines » (3) dans conditions de travail particulièrement difficiles. La législation concernant le travail des enfants (4), le travail de nuit (5) ou encore le temps de travail n’est par exemple pas respectée. En pleine saison, le travail hebdomadaire avoisine régulièrement les 15 heures (6) et est particulièrement exténuant.

« Il faut être debout, toujours debout. La sardine est versée sur les tables ; les femmes la rangent la tête en bas dans des espèces de petits paniers en fil de fer qui seront trempés dans l’huile bouillante. Puis le poisson sera rangé et serré dans les boites, qui seront ensuite remplis d’huile et soudées à la machine (…). Il se dégage de cette marée et de cette huile bouillante une odeur complexe qui vous écœure; on sort de là avec la migraine et on se demande comment les malheureuses ouvrières peuvent travailler de si longues heures sans reprendre haleine » (7).

Pour faire face ensemble à ces terribles conditions de travail, les sardinières entonnent des chants tout au long de la journée. « Le chant reste l’oxygène des ouvrières. On chante le matin pour se donner du courage. On chante l’après-midi vers les trois heures parce que les femmes avaient un coup de pompe. On chante le soir pour résister au sommeil » (8).

C’est cependant la question des salaires qui est à l’origine du mouvement de 1924. Quelques années auparavant (1905), une grève avait d’ailleurs déjà touchées les conserveries de la ville à ce sujet (9). A 80 centimes de l’heure, le moins que l’on puisse dire est que les sardinières sont purement et simplement exploitées. A titre de comparaison, le kilo de beurre est à l’époque à 15 francs, celui de sucre à 3.40 francs et la douzaine d’œuf à près de 6.50 francs. Les ouvrières vivent donc dans la misère. Non syndiquées et peu informées sur leurs droits elles sont une main d’œuvre corvéable à merci.

Cependant, le contexte politique local est bouleversé au début des années 1920. En 1921, avec l’élection de Sébastien Velly (10), Douarnenez devient la première ville communiste de France. Une situation qui a son importance dans le conflit qui touche les conserveries en 1924. En effet, ouvrières et ouvriers ont dorénavant un appui politique de première importance, ce qui est non négligeable à l’heure d’entamer un rapport de force avec le patronat.

Une partie des médias, résolument anticommuniste, va durant les six semaines de grève tenter de briser le lien rattachant les travailleurs à leurs élus en voulant faire de ce conflit du travail une vulgaire tentative de déstabilisation menée par les communistes. Le Journal des débats parlera ainsi « d’agitation communiste » (11) et L’Ouest-Eclair de « meneurs communistes dont l’unique but est de créer le désordre et l’anarchie » (12). Cependant, le nouveau maire, Daniel Le Flanchec est en novembre 1924 très populaire. Il a le soutien de la population et le lui rend bien en s’engageant au coté des ouvrières en grève dès le début du conflit.

 

Une lutte âpre de plus de six semaines

     Le 21 novembre 1924, les ouvriers (13) de l’usine Carnaud, fabrique de boite de conserves, se mettent en grève et réclament une revalorisation salariale. Rapidement, ils sont suivis par les sardinières de toute la ville. Quatre jours plus tard, près de 1600 ouvrières et de 500 ouvriers ont stoppé leur travail. « Du jamais vu à Douarnenez, ce sont les commises et les femmes de ménage (…) qui assurent la mise en boite du poisson resté sur les tables ! » (14).

Payées 80 centimes de l’heure, les « Penn Sardines », réclament dans un premier temps une augmentation de 20 centimes et le respect de la loi sur le paiement des heures supplémentaires. Soutenues par les marins pécheurs, elles défilent une première fois dans les rues de Douarnenez. Tout au long du conflit, le chant tiendra une place importante dans les manifestations. En effet, au cours de leurs déambulations dans la ville, les sardinières s’arrêtent devant chacune de leurs usines et entonnent ensemble une de leurs mélodies favorites (15). Anne-Denes Martin compare ces défilés à des « parodies de processions ».

Chaque jour, les grévistes se rassemblent sous les Halles de la ville afin d’échanger sur les suites à donner à leur mouvement. Un comité de grève y est notamment élu afin de mener les négociations avec les représentants du patronat. Si les femmes représentent 73% des grévistes, elles ne sont que 6 parmi les membres du comité contre 9 hommes. Cependant, dans le contexte de l’époque, il s’agit déjà d’un grand pas. Afin de soutenir et d’apporter leurs expériences aux grévistes, des responsables syndicaux nationaux mais aussi des membres du Parti communiste rejoignent Douarnenez. Député et directeur de l’Humanité, Marcel Cachin soutiendra par exemple régulièrement le mouvement des sardinières, sur place, mais aussi à l’Assemblée ou encore à travers des articles dans son journal.

Les négociations avec le patronat n’aboutissent cependant pas, celui-ci refusant toute revalorisation salariale. Début décembre, un premier grand meeting réunit plus de 4000 personnes sous les Halles de la ville. Le 4, a lieu le premier grand tournant du conflit. Une échauffourée éclate entre les grévistes et un convoi transportant des caisses de conserves. Les gendarmes interviennent et chargent la foule. En première ligne, tentant de s’interposer entre les grévistes et la troupe, le maire de la ville, Daniel Le Flanchec, est accusé d’ »entrave à libre circulation des biens ». Le préfet le suspend pour 1 mois. Une victoire pour le patronat qui n’a d’autre souhait que de se débarrasser de l’encombrant maire communiste de la ville.

Face à l’impasse des négociations, les grévistes acceptent l’arbitrage proposé par le ministre du Travail, Justin Godart. Près de 3000 personnes accompagneront à la gare les délégués élus (16) pour participer à ce rendez-vous crucial, organisé à Paris. Cependant, là encore, c’est un échec. Pour le patronat, il est inconcevable de reculer face à un mouvement soutenu et entretenu par les communistes. « Nous refusons absolument de traiter avec les communistes » (17). Son souhait est plus que jamais de l’emporter, afin de disqualifier le maire Le Flanchec aux yeux des douarnenéziens. Les usiniers intiment par ailleurs aux grévistes de reprendre le travail s’ils veulent l’ouverture de négociations et précisent qu’une hausse des salaires au-delà de 10 centimes est cependant inenvisageable.

Le 23 décembre, un nouvel événement vient bouleverser le cours des choses. Une usinières, Madame Quéro, à la tête d’une petite conserverie de la ville, accepte contre toute attende les revendications de ses ouvrières. Cette décision courageuse, face à l’intransigeance des grands patrons, permet aux sardinières et aux manœuvres de l’usine de bénéficier d’une hausse de salaire de 20 centimes, du paiement des heures supplémentaires (+50%) et des heures effectuées la nuit ou encore de la reconnaissance du syndicat. Aucun renvoi pour fait de grève n’est par ailleurs prononcé. Il s’agit cette fois d’une première victoire pour les ouvrières.

 

Le patronat ne s’avoue cependant pas vaincu. Alors qu’il refuse toujours toute négociation, des briseurs de grève font leur entrée dans la ville. En effet, à partir du 18 décembre, une dizaine d’individus étrangers à la commune se présentent devant les ateliers comme des chercheurs d’emplois. En réalité, ces hommes appartiennent à l’Union Générale des Syndicats Réformistes de France. Ils ont été recrutés par les usiniers, probablement lors de leur récente montée à Paris, pour venir semer le trouble dans le mouvement. Pendant plusieurs jours, ils provoquent des incidents mineurs dans la ville.

C’est cependant dramatiquement, que le 1er janvier 1925, la réalité au sujet de ces individus éclate aux yeux de tous. Alors que marins et ouvriers sont réunis dans un café de la ville en compagnie de leur maire, plusieurs personnes se présentent au comptoir. Ceux-ci se plaignent d’entendre certains clients entonner l’International. Rapidement, le ton monte entre les briseurs de grève et plusieurs marins. Puis, sans que personne ne comprenne réellement ce qui était entrain de se passer, plusieurs coups de feu retentissent. Cinq hommes sont touchés, trois marins, mais aussi Daniel Le Flanchec, à la gorge, et son neveu, à la tête.

Aux alentours, c’est l’incompréhension qui règne. Nombreux sont ceux qui pensent que le maire de la ville vient d’être assassiné. Amassée devant le café, la foule décide de se rendre à l’Hôtel de France, l’établissement (18) dans lequel les auteurs de la fusillade ce sont retranchés. Une véritable émeute éclate alors. En quelques minutes, le lieu est saccagé, le mobilier détruit et les fenêtres brisées. Des affrontements violents ont ensuite lieu avec les gendarmes venus rétablir l’ordre. Pendant toute la soirée la ville est en ébullition.

Le lendemain, l’émotion reste vive. Le sang a coulé, mais miraculeusement personne n’a perdu la vie. Gravement blessés, le maire et son neveu sont à l’hôpital. « Pour la seconde fois, Le Flanchec est enlevé à ses concitoyens » (19). Les fauteurs de trouble sont eux arrêtés. On retrouve sur l’un d’entre eux d’importantes sommes d’argent. De leur coté, les ouvrières ne comptent pas céder à la pression et à la violence du patronat. Les récents événements n’ont pas entamé leur détermination, bien au contraire.

 » Dans la conserverie, c’est la fin du patronat de droit divin »

     Au-delà de la violence patronale, le conflit de Douarnenez se caractérise aussi par un formidable élan de solidarité. Au niveau local comme au niveau national, les sardinières vont en effet recevoir le soutien d’ouvriers, de syndicalistes, de politiques ou encore de simples citoyens touchés par leur lutte.

Dès les premiers jours de conflit, ce sont les marins pécheurs qui se joignent à elles. A plusieurs reprises, ceux-ci laisseront leurs navires au port afin de pouvoir manifester à leur coté. Une solidarité qui dépassera largement le cadre de la petite commune du Finistère puisque des grèves de soutien auront lieu sur tout le littoral breton (Lorient, Concarneau…).

Au quotidien, les ouvrières profitent aussi des soupes populaires organisées par la municipalité. En effet, le conflit s’éternisant, il leur est difficile de pouvoir subvenir à leurs besoins comme à ceux de leurs familles. Au plus fort du mouvement, près de 1200 repas seront distribués chaque jour. Les produits sont financés par la ville, mais aussi grâce aux dons venus de toute la France ou encore tout simplement à la solidarité de producteurs locaux.

A la demande des élus communistes, le gouvernement décide lui aussi de venir en aide aux familles touchées par le mouvement. Ainsi, 18 000 francs sont mis à leur disposition. Les dons serviront notamment à financer l’arbre de noël organisé par le comité de grève le 25 décembre. Les enfants des travailleurs mobilisés y recevront cadeaux et participeront à un grand repas de fête.

 

Au début de l’année 1925, le mouvement est cependant dans l’impasse. Malgré les événements dramatiques du 1er janvier, le patronat ne semble pas résolu à répondre favorablement aux demandes des ouvrières. Pourtant, contre toute attente, le conflit se termine soudainement quelques jours plus tard. En effet, le 6 janvier, les usiniers décident finalement de céder. Comme les salariés de Madame Quéro quelques jours plutôt, les sardinières de l’ensemble des usines obtiennent un salaire à 1 franc de l’heure (20), ainsi que le paiement majoré des heures supplémentaires et du travail de nuit.

Nombreux sont ceux qui voient à l’époque un lien direct entre ce soudain retournement de situation et l’évolution de l’enquête concernant les agressions du 1er janvier. En effet, la justice décide au même moment d’abandonner les investigations. Les usiniers ne sont donc pas inquiétés. En échange de l’absence de poursuites, ceux-ci aurait été poussés à accepter les demandes des grévistes.

De leur coté, les sardinières crient victoire. Les six semaines de conflit ont été âpres. Cependant, elles ont su rester soudées et ont courageusement défendu leurs revendications sans jamais céder aux pressions, ni aux violences. Pour conclure le mouvement, une manifestation de joie et un grand bal sont organisés dans la ville. 5000 personnes y participeront. De retour, le maire Le Flanchec, est acclamé par la foule (21).

Celui-ci reconnaitra quelques mois plus tard la détermination et le courage des ouvrières en permettant à l’une d’entre elle, Joséphine Pencalet, de figurer sur sa liste lors des élections municipales. Elue, celle-ci ne pourra cependant jamais exercer son mandat. En effet, les femmes n’ayant à l’époque pas encore de droits politiques, son élection sera invalidée.

Quelques jours après la signature des accords entre usiniers et grévistes, les sardinières reprennent finalement le chemin de l’usine. Cette lutte victorieuse aura pour principale conséquence d’établir un nouveau rapport de force entre elles et leurs employeurs. « Dans la conserverie, c’est la fin du patronat de droit divin »

(1) Hors saison de la sardine, les marins de Douarnenez pêchent aussi d’autres poissons (thon, maquereau…).

(2) Près de 12 500 habitants à l’époque.

(3) Têtes de sardines.

(4) Il n’est pas rare de voir des jeunes filles de moins de 12 ans travailler dans les conserveries.

(5) Le travail de nuit est à l’époque interdit pour les femmes.

(6) La loi sur les 8 heures est votée en 1919.

(7) Colliard Lucie, Une belle grève des Femmes : Douarnenez, Librairie de l’Humanité, 1925

(8) Martin Anne-Denes, Les ouvrières de la mer, Histoire des sardinières du littoral breton, l’Harmattan, 1994

(9) Les sardinière revendiquaient alors d’être payées à l’heure.

(10) En 1923, il est démis de ses fonctions pour avoir donné le nom de Louise Michel à une rue de Douarnenez.

(11) Le Journal des débats, 28/12/1924

(12) L’Ouest-Eclair, 31/12/1924

(13) On trouve près de 600 ouvriers dans les conserveries de Douarnenez.

(14) Martin Anne-Denes, Les ouvrières de la mer, Histoire des sardinières du littoral breton, l’Harmattan, 1994

(15) L’International est entonné à chaque rassemblement.

(16) Cité dans L’Ouest-Eclair, 01/01/1925

(17) On trouve plusieurs femmes au sein de la délégation.

(18) Établissement où les usiniers avaient par ailleurs l’habitude de se retrouver.

(19) Martin Anne-Denes, Les ouvrières de la mer, Histoire des sardinières du littoral breton, l’Harmattan, 1994

(20) A la fin du conflit les sardinières réclamaient cependant 1.25 francs de l’heure.

(21) Il sera réélu maire jusqu’en 1937.

(22) Martin Anne-Denes, Les ouvrières de la mer, Histoire des sardinières du littoral breton, l’Harmattan, 1994

Principales sources :

– Martin Anne-Denes, Les ouvrières de la mer, Histoire des sardinières du littoral breton, l’Harmattan, 1994

– Colliard Lucie, Une belle grève des Femmes : Douarnenez, Librairie de l’Humanité, 1925

– Nombreux articles de presse des mois de novembre et décembre 1924 et de janvier 1925 (l’Humanité, Ouest-Eclair, le Temps, les Débats).

A Douarnenez, on connaît la rue Joséphine Pencalet ; dans la commune de Pont-de-Buis, il y a le square Suzanne Ploux.

Pourquoi ces deux Finistériennes ont-elles été honorées par leurs municipalités respectives ?

Leurs parcours sont très éloignés l'un de l'autre : dans le milieu ouvrier et maritime pour l'une ; dans un milieu plutôt bourgeois pour l'autre. Mais tous deux ont été marqués à la fois par un passage en politique à des époques où les femmes ne s'y bousculaient pas, et par des expériences finalement douloureuses.

Elles sont les héroïnes des deux premiers documentaires de 26 minutes, réalisés par Anne Gouérou pour l'association Beo, sur le thème des femmes en politique en Bretagne.

En français, Beo peut se traduire par « vivant ». L'association qui porte ce nom s'est donné pour objectif de produire des documents audiovisuels pour mettre en évidence la mémoire vivante et populaire de la Bretagne notamment dans les domaines du patrimoine culturel et de la linguistique. A l'occasion du 70ème anniversaire du scrutin du 29 avril 1945 au cours duquel les Françaises ont pu voter pour la première fois, Beo a produit deux documentaires sur ces femmes pionnières qui se sont risquées au suffrage électoral.

« Le choix s'imposait pour Joséphine Pencalet puisqu'elle est la première femme élue en Bretagne et l'une des très rares élues en France en 1925 » raconte la réalisatrice et journaliste Anne Gouérou.

Joséphine Pencalet, première femme élue en Bretagne

A l'époque, les femmes ne sont ni éligibles ni électrices. Mais les débats font rage en France où durant la guerre de 1914/1918, elles ont largement pris leur place. L'assemblée nationale s'est déjà prononcée en faveur du droit de vote pour les femmes ; le Sénat, lui, continue à résister. Le Parti Communiste décide donc de forcer un peu le destin en présentant des femmes sur ses listes dans une dizaine de villes en France à l'occasion des élections municipales de 1925, sachant pertinemment que si des femmes sont élues, elles verront leur élection invalidée très rapidement.

La difficulté est donc de trouver des femmes qui acceptent de jouer le jeu. Joséphine Pencalet semble toute désignée dans cette municipalité déjà communiste qui vient de connaître une grève longue et exemplaire des Penn-Sardin, ces ouvrières des conserveries maritimes où travaille la jeune femme. « Elle a participé à la grève – explique Anne Gouérou – même si ce n'est pas une des meneuses. Mais elle a une particularité, c'est qu'elle est veuve et donc, n'a pas de mari qui pourrait l'empêcher de se présenter. » Et voilà Joséphine Pencalet, mère de deux jeunes enfants, qui n'a jamais eu d'ambition politique mais n'a jamais caché non plus ses convictions, qui se retrouve élue conseillère municipale.

Dans le documentaire ce sont entre autres deux femmes, sa petite-fille Hélène Pors et son arrière-petite-fille, Annaïg Pors, qui témoignent de cette mémoire familiale. Après avoir siégé durant environ six mois au conseil municipal, Joséphine Pencalet rentre chez elle sans aucune reconnaissance de ceux qui l'avaient poussée en politique comme si finalement, les choses lui avaient « un peu échappé ». En novembre 1925, le conseil d'état invalide son élection au motif qu'elle est une femme et elle cesse de participer aux délibérations du conseil municipal. Certes, elle savait que l'histoire se terminerait ainsi mais cette fin est difficile à vivre pour elle. « Il n 'y a pas eu une seule plainte du Parti Communiste local, pas un seul tract, pas un seul article ni dans la presse locale ni dans l'Humanité, alors que son élection, par contre, avait été bien médiatisée ! » rappelle Anne Gouerou se référant à l'historienne Fanny Bugnon qu'elle a interviewée pour son documentaire.

Du jour au lendemain, Joséphine retourne à l'anonymat de sa vie d'ouvrière, proche des siens, proches des gens, ayant gardé intactes toutes ses convictions politiques et sociales mais pleine d'amertume pour ce système qui finalement l'a utilisée. Ce qu'elle en transmet à ses enfants puis à ses petits-enfants, se résume ainsi : n'allez pas voter car tout cela n'est que manipulation ! Sa petite-fille qui n'avait que deux ans quand son aïeule est morte en 1972 est elle aussi héritière de cette histoire. Elle reconnaît aujourd'hui qu'en dépit de cette « culture » familiale, elle a « toujours penser que voter était important et qu'on ne pouvait pas laisser les autres choisir à notre place. »

Suzanne Ploux, fondatrice de Pont-de-Buis

Le choix de Suzanne Ploux répond à d'autres critères pour la documentariste. « Je recherchais une femme élue maire en 1945 – dit Anne Gouérou – et elles n'étaient pas si nombreuses ! J'ai trouvé assez rapidement Suzanne Ploux qui a eu une carrière politique importante puisqu'elle a ensuite été conseillère générale, députée puis secrétaire d'état. » Une femme qui a laissé des traces dans le Finistère puisqu'on lui doit notamment la création de la commune de Pont-de-Buis autour de la poudrerie dont son propre mari était alors directeur. « J'ai pu constaté sur le terrain que sa notoriété et son image sont encore très fortes – dit Anne Gouérou – les implantations industrielles, l'école, la maison de retraite... tout ça c'est son bilan et je voulais aussi le mettre en lumière. »

Pour raconter ce parcours assez exceptionnel pour l'époque, ce sont quatre de ses sept enfants qui ont accepté de témoigner devant la caméra d'Anne Gouérou. Des enfants qui se souviennent d'une femme à la volonté exemplaire, peut-être pensent-ils parce qu'elle a été empêchée de faire les études supérieures dont elle rêvait. Une femme qui travaille beaucoup, passe moins de temps avec sa famille mais reste très proches de ses électeurs.

Quand en 1973, neuf mois après sa nomination, elle perd son poste de secrétaire d'état en plein voyage officiel au bout du monde, la déception est difficile à dépasser. D'autant plus que son poste de députée, occupé par son suppléant, ne lui est pas rendu et que les promesses faites par le gouvernement de lui trouver un autre poste, ne sont pas suivies d'effet. « Suzanne Ploux vit une rupture brutale à titre personnel – commente Anne Gouérou - Elle ne demande pas à son suppléant de lui rendre son poste de députée. Il y a quelque chose qui l'en empêche et qui n'aurait sans doute pas empêché un homme ! Elle ne lui demande pas parce qu'elle pense qu'il va le faire expliquent ses enfants... Mais, il ne le fait pas. C'est quelque chose qui peut nous interpeller, nous, les femmes ! »

Ce que l'Histoire nous dit pour aujourd'hui

« L'Histoire nous apprend à tous et à toutes – analyse Anne Gouérou – Ça nous apporte un éclairage sur ce long cheminement dont nous sommes tous issus, hommes et femmes, et sur la place que nous avons dans la société. Les choses avancent, mais ces deux exemples nous montrent qu'il a fallu des caractères volontaires et des femmes courageuses ; qu'il faut des politiques courageuses aussi, comme celle de la parité, par exemple ! »

Joséphine Pencalet était veuve et se présenter aux élections, c'était dit Anne Gouérou « son courage à elle ! » Suzanne Ploux, elle, avait un mari dont la personnalité aussi fut très importante dans la réussite politique de sa femme. « C'est un homme moderne – dit la réalisatrice – qui « laisse » sa femme s'engager dans cette carrière politique mais qui accepte aussi de compenser sur le plan familial. » Ils ont sept enfants dont trois nés après la première élection de Suzanne. Un des fils raconte que c'est son père qui « fait les courses et prépare à manger ».

« On voit bien que le partage des tâches dans un couple est une condition sine qua non de l'investissement des femmes dans une carrière qu'elle soit politique ou professionnelle. Et c'est aussi quelque chose qui doit parler aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui » en conclut Anne Gouérou.

Geneviève ROY

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La MANU de MORLAIX

La MANU  de MORLAIX

La Manufacture des tabacs de Morlaix doit être une des plus anciennes de France. Elle existait déjà, en 1689, car nous avons vu, dans les registres de l'hospice, que les enfants de cet établissement travaillaient et faisaient des chevilles pour la manufacture.

En 1667, l'Etat s'étant réservé le monopole de la fabrication du tabac, l'afferma au Sr. Jean Breton. En 1718, ce monopole fit retour à la ferme générale ; c'est alors qu'on dut établir une manufacture dans notre ville de Morlaix. De 1723 à 1747, la compagnie des Indes posséda les tabacs. Cette industrie ayant pris de l'extension, puisque le revenu de 500.000 livres était monté à 4.200.000 livres, la compagnie fut obligée de construire un nouveau bâtiment, qui s'éleva sur le quai de Léon au lieu appelé le Clos-Marant. Pendant les travaux, l'établissement fut transféré provisoirement au manoir de Penan-Ru et les ouvriers se groupant au pied du versant nord de la colline, formèrent le village de Troudoustein. La nouvelle manufacture royale fut terminée, en 1736.

Les bâtiments, qui ont été presque entièrement reconstruits, en 1868-1871, sont immenses, les cours spacieuses, les ateliers vastes et bien aérés, mais le tout est sans caractère architectural et on doit regretter qu'un architecte instruit en même temps qu'homme de goût n'ait pas été chargé de ce travail.

La compagnie des Indes, après avoir fait concevoir de magnifiques espérances, mourut misérablement, et, en 1747 les tabacs entrèrent dans le mécanisme des droits réunis. Ils y restèrent jusqu'au décret de l'Assemblée nationale, en date du 20 mars 1791, qui supprimait le monopole, reconnaissait à tous les Français le droit de cultiver, de fabriquer et de vendre du tabac : à ce moment le revenu de cet impôt s'élevait à trente-deux millions. La manufacture fut fermée et un grand nombre d'ouvriers se trouvèrent sans travail. Ils adressèrent une pétition à l'Assemblée nationale pour demander la création d'une autre manufacture ; leur demande fut rejetée. On ouvrit des ateliers, ce ne fut qu'un palliatif. La misère augmentait et une émeute qui éclata, le 6 mai, fut réprimée par la troupe et la garde nationale. Comme au manque de travail vint s'ajouter la rareté des grains, surtout en l'an III, la classe ouvrière eut beaucoup à souffrir. La municipalité fut alors admirable de dévouement et ne recula devant aucun sacrifice afin de pouvoir faire, tous les jours, une distribution de pain aux malheureux et aux ouvriers sans travail. Elle établit un grenier public et envoya des émissaires de tous côtés pour acheter des grains.

On a beaucoup fait pour améliorer la position des travailleurs et les ateliers présentent, au point de vue de l'hygiène, les conditions les plus satisfaisantes. Un médecin est attaché à l'établissement. Toutes les ouvrières sont associées à une société de secours mutuels — de N.-D. de Bon Secours — et en reçoivent les médicaments, des indemnités de chômage pour cause de maladie, les frais funéraires et une petite retraite. Tout le personnel dépose d'ailleurs une fraction de son salaire à la caisse des retraites pour la vieillesse de l'Etat, ce qui met leur vieillesse à l'abri de la misère. Des cours ont été organisés ; on y donne l'enseignement primaire et on apprend aux femmes la couture. Le personnel supérieur comprend un directeur, un ingénieur, un contrôleur, un sous-ingénieur, un garde-magasin, un premier commis, un second commis, un commis. Le personnel intermédiaire comprend trois grades : les surveillants, les contre-maîtres et le chef de section, un maître-mécanicien. Au-dessous d'eux sont les ouvriers immatriculés au nombre de 150 ; ils gagnent en moyenne 2 fr. 96, et les ouvrières immatriculées sont au nombre de 1670 ; elles ont un salaire moyen de 1 fr. 88 par jour. A ces nombres doit s'ajouter une centaine d'apprenties, ce qui porte le personnel à près de 2.000

La MANU  de MORLAIX
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miel 2016

notre nouvel outil de levage

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cadre avant désoperculation

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desoperculation avec couteau electrique

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nettoyage des cadres de hausses  par les abeilles

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Coulée du Soleil a Treb

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Daoulas29

plus de 20 centimetres

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Daoulas29
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ce rocher semble avoir des rides

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Vu a La Rochelle

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decret du 1mars 1952

Plouha. Le maire à la mode de 1852

28 janvier 2016 à 16h00


Le maire Eric Duval porte l'uniforme lors des cérémonies publiques.

Samedi, lors de la Sainte-Barbe, Éric Duval avait revêtu l’uniforme de maire, « normalement obligatoire pour les cérémonies publiques ».

À la création des communes, dès 1970, les maires portaient l’écharpe tricolore à frange, pour signe distinctif. Le décret du 1er mars 1852 relatif au costume des fonctionnaires et employés dépendant du ministère de l’Intérieur, toujours en vigueur, détermine le costume officiel des maires.

En France, Éric Duval est le seul maire à porter cet uniforme.

« Conscient que c’est original même s’il s’agit d’appliquer un décret toujours en vigueur, j’ai eu des retours favorables, déclare ce dernier. Le port de cet uniforme est une manière d’honorer les administrés et de donner plus de solennité aux événements municipaux qui rythment la vie de notre commune ou aux cérémonies d’état civil qui comptent dans la vie personnelle de chacun. Pour les cérémonies et la célébration des mariages, cela plaît aux mariés, notamment lorsqu’il n’y a pas de cérémonie religieuse ensuite, puisque cela solennise davantage l’événement ».

Pour conclure, le maire a souligné : «J’ai acheté cet uniforme avec mes deniers personnels ».

Tenue instaurée sous le second empire, par décret impérial du 1er mars 1852, toujours en vigueur, mais tombée en désuétude, et qui était obligatoire pour officier en tant que maire jusqu'aux débuts de la 3 ème république.
Un jeune maire de notre région, à Plouha (22 580), a souhaité lui redonner vie, pour des célébrations et cérémonies publiques, et c'est avec plaisir que nous l'avons recrée....peut être

cet édile fera t'il des émules?
Fabrication uniquement sur mesure, au moins un passage dans nos locaux est indispensable.

Le bicorne est garni de plumes d'autruches frisées en bandes fournies par un des derniers plumassiers français, la ganse brodée argent est au modèle réglementaire.
Les boutons sont des boutons de fonctionnaire civil 3ème république que nous avons fait argenter: 577 €
L'habit est brodé selon le règlement de l'époque: 1870 €
Gilet blanc ancien destiné à un ensemble queue de pie....prix pour un neuf: 173 €.
Pantalon à taille haute (sous le nombril) avec galon argenté latéral: 280 €
Ceinturon de cuir noir réglable avec boucles à plateaux et gousset porte épée:197 €.
L'épée est une épée ancienne de fonctionnaire civil 3 ème république, nous avons refait le fourreau pour lui assurer une solidité suffisante: 700 €.
Nous n'avons pas fourni l'écharpe, nous en recherchons toujours une ancienne, tricolore, en mailles....elle sera à ajouter au prix global

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bon appetit

Bon appétit

Après le sécateur la machine a manger les arbres la destination du travail une chaufferie

bon appetit
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